Le livre « Harkis au camp de Rivesaltes – La relégation des familles – Septembre 1962 – Décembre 1964 » par Fatima Besnaci-Lancou

Le livre « Harkis au camp de Rivesaltes – La relégation des familles – Septembre 1962 – Décembre 1964 », par Fatima Besnaci-Lancou, parait le 20 juin 2019 en librairie, aux éditions Loubatières.

Le camp de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, a été un camp d’internement et de relégation utilisé à partir de la fin des années 1930 jusqu’aux années 1960. Dans le cadre de la collection  » Récits et témoignages  » du Mémorial du Camp de Rivesaltes, Fatima Besnaci-Lancou, historienne et essayiste, a rassemblé quinze témoignages relatant les conditions dans lesquelles des familles de harkis ont été internées dans le camp à partir de l’été 1962. 

L’auteure, elle-même alors enfant, y fut internée. A travers les parcours de ces hommes et de ces femmes, c’est tout un pan de l’histoire entre l’Algérie et la France qui s’incarne au fil des récits. En co-édition avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, collection  » Récits et témoignages « , sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.

Colloque « Conflits, guerres et traumas » à Amiens les 24 et 25 mai 2019: 3 interventions sur le sujet des harkis

Un colloque intitulé « Conflits, guerres et traumas – Témoigner, soigner, reconstruire » aura lieu les vendredi 24 et samedi 25 mai 2019 à Amiens. Il verra notamment les interventions de :

  • Malika Bennabi (Maîtresse de conférences-HDR, Psychologue, Université de Picardie Jules Verne) sur le thème : « Harkis : une impasse mémorielle bi-partite « .
  • Fatima Besnaci-Lancou (Docteure en histoire) sur le thème :  » Les camps de Harkis en France : relégation ou enfermement ? ».
  • Nadia Guernou (Psychologue clinicienne, Amiens) sur le thème :  » Harkis et fils de harkis : le silence en héritage »

Pour plus d’informations sur ces journée, suivre ce lien

Les harkis à l’Ecole Polytechnique avec Katia Khemache et Fatima Besnaci-Lancou

Dans le cadre d’un colloque international à l’Ecole Polytechnique le vendredi 16 novembre 2018 sur le thème : Déracinés, Exilés Rapatriés ? Fins d’empires coloniaux et migrations , la situation des harkis sera abordée, en particulier avec l’intervention de Katia Khemache (Université Toulouse-Jean-Jaurès) : Les harkis d’hier à aujourd’hui. Regards sur une migration postcoloniale à partir de l’exemple du Lot-et-Garonne et la participation de Fatima Besnaci-Lancou (Sorbonne Université) à la table ronde de clôture.

Vous pouvez consulter l’affichette de présentation et le programme de la journée.

On a les amis qu’on peut : le jour où Jean-Pierre Soisson a trahi les harkis !

Les faux-amis se dévoilent…

C’est en juin 2004, alors que se préparait la loi du 23 février 2005, que Jean-Pierre Soisson, alors député de la première circonscription de l’Yonne, refuse de voir écrit dans un texte officiel la responsabilité de la France dans le drame subi par les harkis et leur famille.

L’homme qui déclare à l’Assemblé nationale « avoir commandé des harkis pendant la guerre d’Algérie est l’honneur de ma vie», conteste une proposition d’inscription de la responsabilité de la France en déclarant :

On ne peut aller plus loin. Reconnaître la responsabilité de la nation, ce serait reconnaître le droit à compensation et ouvrir la possibilité de contentieux .

Heureusement, grâce au travail continu d’associations de harkis, la France, par la voix d’un président de la république, a reconnu sa responsabilité dans la tragédie des harkis.

Il est difficile de comprendre comment des enfants de harkis ont pu se commettre par la suite avec un tel individu, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous extraite d’un article du quotidien L’Yonne républicaine en 2012 :

Jean-Pierre Soisson( à gauche) et Khadra Safrioune (à droite)

Que penser de cette récidive de 2014 dans le magazine Au fil de l’Yonne en octobre 2014 avec cette confidence :

J’ai eu la chance de rencontrer un être d’exception qui m’a permis de faire avancer la cause au niveau national… C’est M. Jean-Pierre Soisson, alors député.

Oui, décidément, on a les amis qu’on peut…

Un ami simulé est le plus dangereux de tous les ennemis. (Proverbe de Publilius Syrus; Sentences – Ier s. av. J.-C.)

Maurice Audin : communiqué de l’association harkis et droits de l’Homme

Le 13 septembre 2018, Emmanuel Macron, président de la République française, reconnaît officiellement la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin, jeune professeur de mathématiques, partisan de l’indépendance algérienne, pendant la guerre d’Algérie.

L’association harkis et droits de l’Homme se félicite sans réserve de ce progrès qui sert l’intérêt des Droits de l’Homme et donc, en cela même, cette aspiration à la vérité et à la justice dans toutes leurs composantes, où la majorité des Harkis veulent se reconnaître.

Fatima Benamara, présidente de l’association harkis et droits de l’Homme
Fatima Besnaci-Lancou, porte parole de l’association harkis et droits de l’Homme

Exposition et conférence le samedi 12 mai 2018 à Talence (33)

L’association GENAFRA (Génération Aquitaine des Français Rapatriés d’Algérie et leurs sympathisants) a le plaisir de vous inviter le samedi 12 mai 2018, de 14h00 à 18h00 à une demi-journée intitulée  » Histoire des harkis et de leurs familles », à Talence (près de Bordeaux), 1, place Mozart.

Le programme est le suivant :

– Exposition photos de l’ONAC.

– 15h30 : Conférence-débat animée par Fatima Besnaci-Lancou, docteur en histoire moderne et contemporaine, spécialiste de la guerre d’Algérie et ses suites.

– Projection d’un documentaire

– Interventions de plusieurs responsables associatifs

Contact : genafra33@gmail.com ou 06 37 93 24 89

N.B. Cette exposition-débat est sans rapport avec une quelconque commémoration concernant le 12 mai 1962. Il s’agit d’un hasard de calendrier.

Les harkis de Zéralda (Algérie) à Rivesaltes (France) : rencontre débat le samedi 26 mai 2018

Rencontre-débat avec des hommes qui ont secouru des familles de harkis de 1962 à 1964

Samedi 26 Mai 2018 de 14h à 18h

AGECA – 177 rue de Charonne, 75011 Paris (Métro : Alexandre Dumas, ligne n°2)

Informations : 06 68 00 61 34

Contexte :

Dès les premières semaines qui ont suivi la signature des accords d’Evian, et donc avant et après l’indépendance de l’Algérie, des milliers d’anciens harkis et de membres de leurs familles ont été emprisonnés, exécutés, mis au ban de la société algérienne, sans que l’État français n’intervienne pour éviter ou arrêter les exactions commises envers ceux qui l’avaient servi.

Face à cette situation accablante, des soldats français vont apporter des réponses concrètes et pragmatiques pour les sauver. D’octobre 1962 à avril 1964, avec méthode et détermination, ils vont accueillir les familles qui viennent frapper aux portes des casernes françaises. Ils vont leur obtenir des autorisations, auprès de l’Ambassade de France, leur permettant de quitter l’Algérie. La caserne la plus connue et la plus vaste est celle de Zéralda, dans la région d’Alger. Après un passage plus ou moins long dans le camp, les familles partent pour la France où, elles vont transiter par des camps, principalement celui de Rivesaltes (Pyrénées Orientales) ou celui de Saint-Maurice l’Ardoise (Gard).

Programme:

Le discours d’accueil sera assuré par Fatima Benamara, présidente de l’association Harkis et droits de l’Homme. Le débat sera présenté et animé par Zohra Zarouri, conseillère municipale, ville de Roubaix

Intervenants pour le contexte historique :

Katia Khémache : docteur en histoire contemporaine ; professeur d’histoire-géographie ; auteure de « Harkis, un passé qui ne passe pas » aux éditions Cairn (en cours de publication).

Fatima Besnaci-Lancou : docteur en histoire contemporaine ; membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes, auteure de nombreux ouvrages traitant de la question des harkis.

Interventions de témoins :

Daniel Abolivier : A la fin de la guerre d’Algérie, il est lieutenant de l’armée de l’air, détaché à la section administrative spécialisée (SAS) d’Irdjen, en Kabylie. Révolté par l’abandon des harkis, il démissionne de l’Armée et devient enseignant. Actuellement, il est président de l’association des SAS.

François Meyer : A la fin de la guerre d’Algérie, il est lieutenant au 23ème Spahis. Dès le mois de mai 1962, il entreprend une action de sauvetage des harkis à une époque où c’était interdit. Auteur de « Pour l’honneur… avec les harkis : De 1958 à nos jours », éditions CLD (2005).

Jacques Vogelweith : A la fin de la guerre d’Algérie, il est sous-lieutenant au 152ème RIM connu sous le nom de « Diables rouges ». Dans le camp de Zéralda, il œuvre sans relâche pour aider les familles de harkis sur le plan moral et matériel.

Vincent Zaragoza : A la fin de la guerre d’Algérie, il est sous-lieutenant dans l’armée coloniale, 65ème RIMA, infanterie de marine.

En partenariat avec les associations :

– A.A.S.A.F (Association des anciens supplétifs de l’armée française), présidée par Abdel-Kader Ben Ameur,

– A.H.S.M. (Association des harkis de Seine Maritime), présidée par Ahmed Bouteldja,

– A.N.A.S.A. (Association Nationale des Anciens Supplétifs d’Algérie), présidée par Merzak Labandji,

– Association Reconnaissance Histoire Mémoire & Réparation pour les Harkis, présidée par Abdelkader Hamoumou,

– Association des Rapatriés Anciens Combattants d’Afrique du Nord (ARACAN) , présidée par Ali Laïdaoui,

– A.V.A.C.R.A. (Association Vendéenne d’Anciens Combattants et Rapatriés d’Algérie), présidée par Ahmed Mestar,

– Collectif des Associations de la Communauté Harkie d’Aix et du Pays d’Aix en Provence, présidé par Slimane Djera,

– Collectif des associations de harkis des Alpes-Maritimes, présidé par Ali Amrane,

– U.N.H.A.S (Union Nationale des harkis associés et sympathisants), présidée par Messaoud Kafi.